Malgré les espoirs de certains, et notamment des compagnies aériennes, il n’y aura pas de retour complet à la normale en ce qui concerne le trafic aérien en 2020. Même si la plupart des compagnies et des pays tentent de relancer le plus de liaisons en fonction des indications sanitaires propres à chaque pays, il leur est difficile de se rapprocher de leur capacité habituelle.

En Europe.

Depuis le 1er juillet, les pays de l’Union Européenne ont décidé de rouvrir leurs frontières à 15 pays extérieurs selon l’évolution sanitaire. Parmi ces pays, on trouve l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Canada, l’Australie, la Chine, le Japon, et la Corée du Sud notamment. La plupart des pays européens ont passé le pic de l’épidémie, et relancent donc petit à petit leur trafic aérien tout en prenant les mesures sanitaires nécessaires. Cependant, ce n’est pas le cas de tous les pays, et c’est bien le problème de cette crise sanitaire ; chaque pays en est à un stade différent de l’épidémie et avance donc à son rythme. Il n’est ainsi pas possible de relancer son économie aérienne avec tous les pays.

En France. 

Il est possible de partir en vacances partout sur le territoire français, et également dans des DOM-TOM comme la Guadeloupe, la Martinique, ou encore l’île de La Réunion, sans besoin de motifs particuliers. Le pays reprend également de plus en plus ses vols long-courriers. Par exemple, Air France propose dès la semaine prochaine deux vols par semaine pour Shanghai depuis Paris CDG. L’airbus A380 d’Emirates est également de retour à Paris pour des vols commerciaux jusqu’à Dubaï.

En Belgique. 

Le trafic reprend peu à peu en Belgique, surtout en direction de pays européens. La capitale dessert près de 100 villes pour ce mois-ci, et compte augmenter encore ce nombre en août.

En Angleterre. 

Pour d’autres pays européens, comme l’Angleterre, qui est encore en pleine gestion de la crise sanitaire, la reprise est plus compliquée. Les vols reprennent moins rapidement et la relance du trafic aérien en 2020 est donc retardée en comparaison avec certains pays voisins.

De manière globale, il est compliqué pour les pays de gérer leur reprise du trafic aérien. En effet, il est évident qu’ils ne peuvent pas la relancer complètement, mais il faut aussi éviter la perte de bénéfice. La crise épidémique a déjà trop fait souffrir les compagnies aériennes pour qu’elles se permettent de nouvelles pertes. Elles cherchent donc à relancer leur activité tout en évitant de faire voler des avions pratiquement vides, mais le remplissage est souvent compliqué, voire dangereux à cause du Covid-19.